Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Un aperçu de nos opérations

Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par benounn » 24 Septembre 2017, 18:56

Après quelques semaines de repos voici mon retex de l'opération Back In Black - Plume blanche 2017.




Après une bonne préparation matos (réglages snipe-SRS, emport, bouffe), une dure préparation physique (perte de poids, marche avec sac, trail) et une solide préparation de la mission (intégration des ordres de mission, reporting des infos topo, création fausse identité) nous nous lançons dans l'aventure de la plume blanche 2017!

Cette année, je prends le rôle de TP, Squall motivé depuis de nombreuses années par ce challenge sera spotter. A lui le soin de nous emmener jusqu'à la cible.
Les ordres de missions sont superbement réalisés, précis et donnent envie que ça commence. Ils sont un peu stressant également puisqu'il nous faudra rejoindre un camp américain et se faire passer pour de jeunes recrues à la solde de Bob Marshall, leader des Montana Coypus.

Notre mission consistera à abattre un VIP afin de contrer la menace que Bob Marshall fait peser sur le pays.

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Vendredi 21h00 :
Après quelques péripéties sur la route, nous arrivons sur notre lieu de RDV.
Nous sommes déjà habillés en Red Neck (recrue Montan Coypus) et nos sacs sont prêts. J'ai mon SRS démonté et dissimulé dans mon sac, je garde mon PA à la ceinture, caché dans une poche MOLLE.
Nous retrouvons sur place d'autres binômes qui comme nous attendent que notre contact viennent les récupérer pour une insertion.

Au bout de quelques minutes d'attente pendant lesquelles nous nous saluons et nous mettons d'accord sur nos identités avec les Delta corse qui sont censés venir du même camp d'entrainement que nous, un defender se pointe.
En sort un homme patibulaire mais jovial, accompagné d'un second individu que je reconnais comme étant notre contact à l'intérieur du camp : Franck Philipps.


Le premier homme nous interpelle et nous demande nos identités. Il nous remet alors nos "papiers" qu'il faudra conserver et montrer en cas de contrôle. Il s'agit de fausses identité que nous avons du apprendre par coeur afin de passer les contrôles en toute sécurité.
Squall (alias Squallick) est appelé et après quelques questions de vérifications monte dans le Defender. Je me demande quand je le retrouverai... 2 autres PAX sont appelés et prennent place à bord.

Le defender prend la route pour ne revenir que 15 minutes plus tard environ.
Nous nous présentons à l'appel et après contrôle nous sommes invités à monter à bord.
Les discussions vont bon train dans le defender, l'ambiance est détendue et nous discutons politique, organisation du camp, voyage depuis nos camps respectifs etc. etc.
Au bout de quelques minutes de piste, le pilote stoppe et nous invite à descendre.

Une barrière en travers de la route nous fait comprendre qu'il s'agit d'un point de contrôle.
Les gardiens sont vigilents et ne sont pas là pour rigoler. Ils contrôlent à nouveau notre identité qu'ils comparent à une liste. Après quelques vérifications, nous sommes autorisés à passer. La situation semble tendue.

On nous indique de suivre la piste. Tout droit jusqu'à ... Rien du tout...
On nous dit juste de marcher on verra bien où ça nous mènera. Nous nous executons et entamons une marche à bonne allure.
Après plusieurs minutes de marches (20 peut être) nous obsevons quelques lumières rouges diffuses. Surpris nous nous arrêtons. S'agit t'il d'un nouveau contrôle?? Nous sommes protégés par notre identité et continuons d'avancer. Effectivement alors que nous nous approchons de nombreuses lumières puissantes s'allument et nous éclaire. Il s'agit d'un nouveau contrôle. Nos identités et nos papiers sont à nouveau vérifiés et nous sommes invités à poursuivre notre route.

Plus tard, un nouveau contrôle se présente à nous. Cette fois, nous sommes à proximité du camp. C'est le dernier contrôle. L'ambiance est déjà plus détendue, nous entendons la musique et les gens qui festoient autour d'une table où se trouve un plein jerrican d'eau fraîche^^!
Nous sommes directement projetés de la nuit noire, à un rassemblement de miliciens après une bonne journée de trajet et de travail...
Un drapeau américain flotte au vent et plusieurs jeeps (dont 2 willis) et véhicules sont stationnés. Des spots éclairent la zone et les discussions vont bon train!

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Je retrouve parmi les convives mon binôme et repère quelques snipers. Nous installons nos sacs dans une tente à l'écart du camp (comme on nous le demande) et me mèle aux discussions. J'ai acheté un paquet de cloppes avant de venir et essaye de rentrer en contact avec des recrues en leur demandant du feu. Nous essayons de récupérer de l'info sur les forces en présence, mais ce n'est pas simple. Beaucoup de gens ne savent pas grand chose et nous avons peur de nous faire repérer.
La soirée se poursuit tranquillement pendant pas mal de temps. Une rumeur court comme quoi un brieffing va avoir lieur. Pourtant Bob Martins, celui qui semble être le chef ici continue de discuter avec les uns et les autres sans que rien de spécial ne se prépare.
Nous avons eu un premier contact avec Franck Philipps, celui-ci nous indique que quelques binômes ont été repérés et que pour l'instant il ne peut pas nous donner d'informations sur la suite du programme.

Soudain, alors que nous sommes tranquillement assis à discuter nouvelles technologies, des cris suivis de plusieurs coups de feu retentissent.
Je me lève d'un bond et me retourne vers les bruits. A seulement 3 mètres de moi, un PAX vient de se faire abbatre par Bob Martins Himself! La scène est surréaliste. Personne n'ose parler. A peine le PAX abatu, Bob se jette sur un autre individu. Il le prends à partie, le maintiens en joue et l'amène au milieu de la foule. Bob intéroge vivement le malheureux et trouve sur lui une carte et un revolver... C'est fini pour lui.
Malgré les protestation du pauvre bougre, Bob Martin perdant patience l'éxécute de plusieurs balles dans le buffet! S'en est fini pour le binôme Mino Snowwolf... Triste affaire, mais c'est la dure réalité de ce challenge, on peut se préparer pendant des mois, et se faire éliminer au cours de la première heure...

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(nous apprendrons plus tard que les 2 larrons étaient en fait coté orga et qu'ils ont joué le jeu pour nous mettre la pression)

Son forfait éxecuté, Bob Martin nous invite à reprendre les festivités et à se réjouir du décès de nos camarades. Les Vive Bob Martin fusent et tout le monde essaie de reprendre une attitude normale.



Squall et mois sommes impressionnés par l'évènement et nous nous rappelons que le danger est bien réel.
1/4 d'heure plus tard Bob Martin nous rassemble autour de lui.
Il nous fait un speech sur la confiance, les salauds qu'il vient d'abbatre et la révolution.
3 gars sont appelés à sortir du rang et sont emmenés loin du camp. Nous ne savons pas ce qu'il adviendra d'eux.

La situation commence à être plus que tendue et il est difficile de ne pas montrer notre stress. Squall et moi avons tous les deux une arme sur nous, et il sera bête de se faire remarquer.
Une fois le briefing passé nous remarquons Franck Philipps partir à l'écart. Squall le suit et récupère les infos. Une enveloppe avec des coordonnées à rejoindre.
Il nous indique également qu'il fera une diversion en coupant le groupe électrogène du camp et que nous devrons profiter de l'obscurité pour s'éclipser.


Seulement quelques courtes minutes plus tard, d'un coup la musique et la lumière s'éteignent.
Ni une ni deux, je plonge dans la tente, récupère mon sac et sort par la sortie donnant sur l'extérieur du camp.
Squall est là également. Nous nous enfonçons rapidement dans l'obscurité et commençons à descendre dans le noir dans une pente assez raide.
L'obscurité est telle que je suis obligé de tenir le sac de mon binôme pour éviter de le perdre. Je le suis donc et au bout de quelques minutes de descente nous rejoignons un chemin de traverse non entretenu mais très pratiquable.
Il file plein nord. Parfait pour nous. Il faut mettre rapidement le plus de distance entre le camp et nous.

Nous sommes soulagés. Nous avons survécu à la phase 1. Le camp d'entrainement. Maintenant, c'est à nous de jouer. La plume blanche peut commencer.




Arrivés à bonne distance du camp (et des autres binômes) nous stoppons pour nous changer et revetir notre tenue VZ95. Nous savons que si nous sommes capturés avec cette tenue nous serions intérogés et aurions une chance de nous évader. Si nous restons en tenue RedNeck où si nous sommes pris avec une tenue civile nous serions directement éxecutés. Nous avons vu ce soir que ce n'est pas du bluff!
Nous nous repérons rapidement grâce à une appli GPS et repérons l'endroit où nous devons nous rendre. Ce n'est pas trop loin et l'itinéraire à prendre est relativement évident : Il faut remonter au dessus de nous traverser une route forestière, puis monter encore et une fois arrivé sur la route forestière du dessus la suivre jusqu'à notre balise.
Je repère sur la carte un petit chemin qui remonte et choisi de ne pas le prendre. Cela nous ferai revenir un peu sur nos pas, je ne suis pas sûr que l'on puisse trouver ce chemin, et on n'est pas non plus sûr qu'il existe vraiment...

Nous remontons dans le noir complet la pente qui se dresse devant nous. La progression n'est pas aisée, mais nous sommes bien frais et nous arrivons tant bien que mal et malgré quelques petites chutes jusqu'à la piste forestière. J'assure la sécurité arrière tandis que Squall progresse rapidement vers notre objectif. Nous imaginons qu'à ce moment de l'opé, la meilleure sécurité c'est la vitesse. Il est peu probable de trouver un barage ici, les miliciens viendront sûrement faire des patrouilles mais ils arriveront en véhicule.
En gros, pas de problème pour marcher sur la piste, c'est silencieux et efficace. Arrivé à proximité de notre BAL (Boite Aux Lettres) nous retrouvons un binôme (qui s'est changé au même endroit que nous... Eux ont trouvés le fameux chemin et sont arrivé ici 10-15 minutes avant nous... Bravo! Nous les saluons à nouveau, échangeons quelques politesse et allons ramasser l'objet que les a fait flipper 15 minutes : Le cyalume de notre BAL!

Cette année, les BAL sont matérialisées par des BAL. C'est pas discret, mais le challenge ne se joue pas là-dessus.

Nos ordres de mission sont simple et succincts :
- Une photo de la cible à abattre.
- Une zone de tir entourée : "Big Horn Lake"
- Une heure et un lieu d'extraction.

Nous trouvons un endroit à l'écart de la piste pour manger un morceau (barre de céréales) et faire un point topo.
ça s'annonce corsé. Big Horn Lake se trouve en altitude, loin d'ici.
Surtout, entre Big Horn Lake et nous, il y a 2 villages : Saint Dalmas et La colmiane. Dans les 2 cas, se sera difficile de passer.

2 options s'offrent à nous :
1 - traverser Saint Dalmas, rejoindre les zones de haute altitude et arriver à Big Horn Lake par le nord.
2 - rejoindre la colmiane et remonter plein nord en direction de Big Horn Lake. Il y a plusieurs chemins possibles et l'approche doit pouvoir se faire discrètement.


La deuxième option est la plus séduisante.
Cependant, elle fait passer dans une zone de surveillance renforcée. Je relis donc les ordres de mission et constate que cette zone est piégée et bien surveillée. L'OM précise même que la traversée de cette zone ne doit être tentée qu'après un tir réussi sur cible.

Pour nous l'avertissement est très clair. Il ne faut pas passer par là (sauf au retour après élimination de la cible)

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Reste donc la première option. La plus safe mais pas la plus simple.
Premier gros obstacle : le village de Saint Dalmas. Il est assez étendu, il y a de l'éclairage public et nous savons que des véhicules vont y circuler.
Notre chemin devrait nous faire passer par le col de Veillos et nous devrons donc passer près d'un parking important où nous serions à découvert. Ce parking se situe 1000m au dessus de Saint Dalmas et nous devons l'avoir passé avant le levé du jour. Une fois que nous aurons rejoint la zone de haute altitude (où il n'y a pas de patrouilles) nous aurons la journée pour atteindre Big Horn Lake par le nord.

C'est donc une course contre la montre qui s'engage. Notre but, passer toutes les zones dangereuses avant le levé du jour.


C'est parti. Nous reprenons à nouveau la piste sur quelques centaines de mètres et dans l'obscurité totale nous progressons rapidement. Nous atteignons un plus petit chemin sur lequel les véhicules ne peuvent circuler et nous avançons en direction de Saint Dalmas. La progression se fait sans encombre. Nous commençons à entendre les véhicules patrouiller sur les pistes en dessous de nous.
Ici nous sommes en sécurité tant que nous n'allumons pas de lumière et que nous ne faisons pas de bruit.
Arrivé à proximité de Saint Dalmas nous opérons un large contournement par le nord de manière à traverser la départementale au-dessus de Saint Dalmas à un endroit où les patrouilles seront moins nombreuses.
Nous ne parvenons pas à trouver un chemin qui nous convient et nous égarons légèrement. En essayant de trouver un passage, nous avons la mauvaise surprise de revenir sur nos pas... Nous croisons d'ailleurs les Delta qui eux se dirigent vers la colmiane. J'estime que se sont nos principals concurents. je ne connais pas les autres binômes, mai sje sais déjà que les delta iront loin. Nous leur souhaitons donc bonne chance. Le temps ayant déjà pas mal tourné, il ne nous reste plus d'autres choix maintenant que de traverser au plus vite. Il n'est plus temps pour un large contournement comme initialement prévu. Ainsi traversant dans des zones peu exposées et au prix de quelques bons efforts car les pentes ici sont très raides. Nous parvenons sans nous faire repérer à traverser Saint Dalmas.
Nous nous éloignons rapidement des habitations afin de récupérer le GR qui monte en direction du col de Veillos. Ce dernier n'est pas si facile que cela à rejoindre et nous tournons même un peu en rond avant de le récupérer.
Nous faisons une courte pause au dessus de Saint Dalmas et entendons vers 6h des cris en ville. Peut être un binôme qui se fait capturer??

Vu l'heure, il devient peu probable d'arriver à rejoindre la zone de haute altitude avant le levé du soleil. Nous nous remettons tout de même en route.
La fatigue commence à se faire sentir, les jambes sont lourdes (les sacs aussi!) et j'ai besoin de faire des pauses plus régulièrement.

Nous voulons mettre le plus de distance possible entre saint dalmas et nous avant le levé du soleil, c'est ainsi que lorsque le soleil se lève nous avons progressé suffisament pout être à l'abri des regards en surplomb du GR. Au dessus du nous s'élève la face impressionante du Mont Pépoiri : la suite du programme.

Suffisament éloigné du GR pour pouvoir se reposer sans crainte nous nous endormons au soleil pendant ... une bonne heure!

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Après un court sommeil réparateur nous nous réveillons sous un agréable rayon de soleil.
Squallick nous fait du café et nous prenons un bon petit déjeuner (quelques biscuits et un peu de pain d'épices)
Je sort de mon sac ma réplique que j’avais jusque là transporté démontée dans mon sac. Au camp elle ne m’aurait pas servi et lors de nos déplacement de nuit, il était beaucoup plus utile d’avoir les mains libres. Maintenant qu’il fait grand jour, nous risquons d’avantage d’être engagés et la lunette de mon SRS me sera certainement utile pour faire de l’observation.

Soudain, surgit de nulle part, j'aperçois un individu une centaine de mètres sous notre lieu de bivouac! Ce dernier est vêtu tout en blanc. Bien qu'il ne semble pas être un Red Neck nous nous mettons rapidement à l'abri le temps qu'il s'éloigne. Celui-ci s'en va (cueillir des champignons ?? ) sans nous avoir vu.

Nous faisons un point topo et très rapidement il s'avère impensable d'essayer d'emprunter le col de Veillos. La route est très certainement trop surveillée. Nous décidons donc de remonter droit au dessus de nous en profitant de l'abri des arbres tant que possible. Rapidement, l'abri des arbres n'est plus suffisant et nous basculons pour plus de sécurité dans une large ravine qui remonte jusque sous le sommet.

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Rapidement nous prenons de la hauteur et nous nous éloignons de la route qui serpente sur notre gauche. Plus nous avançons et plus nous mettons de distance entre nous et d’éventuels Red Neck qui pourraient nous repérer depuis la route.
De notre ravine, nous sommes bien cachés du camp d’altitude mais pas de la route d’accès. Nous devons régulièrement faire des pauses et rester immobiles lorsque des véhicules passent. Parfois il s’agit de véhicules civils (famille, cueilleur de champi qui récupère son véhicule, etc.) mais nous apercevons également une jeep RedNeck qui s’arrête dans une épingle. A chaque fois, nous prenons le temps d’observer les véhicules et ses éventuels occupants afin de savoir si nous avons été repéré ou pas.

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Malgré que les occupants de la jeep soient descendus, nous ne voyons aucun signe comme quoi nous aurions été repéré.
Plus nous grimpons et plus la pente se fait raide.
Au bout d’un moment, nous sommes mêmes obligés de « poser les mains » pour passer une partie un peu plus rocheuse. Plus expérimenté sur ce genre de terrain, je prend la tête pour traverser cette section. L’ascension dure déjà depuis plusieurs heures et nous n’avons toujours pas atteint le sommet (nous progressons beaucoup moins vite que prévu car nous sommes déjà épuisé par les efforts que nous avons consentis pour arriver jusqu’ici.
Alors que je sentais déjà depuis un moment que mes talons frottaient dans mes chaussures, je ressent soudain une vive douleur.au pied droit. Ce que je redoutais vient d’arriver : l’ampoule qui s’est créé ces dernières heures vient d’éclater. Dans ces conditions il sera difficile pour moi de continuer à marcher pendant plusieurs heures.
Nous décidons de faire une pause pour manger et Squall m’apprend qu’il a ce qu’il faut pour les ampoules dans son sac ! Ouf, me voilà sauvé !
Je profite donc de la pause repas (pâtes déjà cuites avant de partir) pour changer de chaussettes et mettre des compeed + strap sur mes ampoules. C’est pas guérit, mais la douleur est largement supportable. Je me sent prêt à repartir.
Squall reprend la tête et nous amène en quelques dizaines de minutes sur la crête.

De là nous rejoignons un chemin et nous savons que la progression sera plus aisée. De plus, nous espérons avoir enfin un visuel sur notre objectif : Big Horn Lake afin de pouvoir trouver un couloir qui nous amènera directement dessus.
Malheureusement, il est maintenant 14 heures passée et le beau temps a laissé la place au brouillard. Ce dernier monte depuis la vallée de Big Horn Lake et ne nous laisse aucune chance d’apercevoir notre objectif ou même un éventuel couloir de descente.
En revanche, il nous permet bien de voir la démoralisante montée que l’on va devoir se taper pour arriver sur l’objectif.

En effet, une fois sur la crête nous avions 2 solutions.
1 – trouver un couloir et redescendre direct sur l’objectif
2 – prendre l’itinéraire passant par les chemins. + safe (d’un point de vue orientation) mais plus long et avec du dénivelé supplémentaire.

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Malheureusement, la météo ne nous laisse guère le choix et nous oblige à prendre le chemin le plus long par le mont Pépoiri (2674m) que nous atteignons au prix d’un nouvel effort. Arrivé au sommet nous sommes heureux de célébrer notre arrivée au point culminant de notre parcours. Nous avalons une barre de céréales, prenons une photo souvenir et nous remettons en route sur un chemin qui descend tranquillement le long de la crête.
Alors que j’étais au bout de mes forces lors de toute l’ascension, cette descente est pour moi salvatrice. J’ai l’habitude de ce genre de terrain et je ne dépense quasiment plus d’énergie pour me déplacer ! Je revis !

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Sur notre gauche le temps est dégagé et nous apercevons les lacs par lesquels nous aurions pu arriver. Sur notre droite le temps est assez menaçant et la brûme monte depuis la vallée. Nous entendons de nombreux coups de tonnerre mais nous ne savons pas où ça tombe… En tout cas, pas sur nous ce qui est une bonne chose.

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La crête est bien marquée, mais le chemin beaucoup moins ! Nous sommes vraiment à la limite entre le beau temps et le mauvais temps. Seules un tout petit peu de grêle nous tombe dessus, mais rien de bien grave. Notre descente vers Big Horn Lake se poursuit l’itinéraire n’est pas bien difficile à suivre, mais le brouillard est relativement inquiétant.
Nous faisons donc une pause avant de quitter la crête et nous nous changeons. Nous avons beaucoup transpiré dans la journée et nos premières couches restent bien humide. Si nous ne voulons pas souffrir du froid c’est le bon moment pour se changer.
Nous savons qu’arrivé sur l’objectif nous devrons attendre un bon moment avant de pouvoir passer à l’action. Autant être bien habillé pour patienter jusqu’à la nuit !

Une fois changés, nous reprenons notre descente. Cette fois nous nous enfonçons dans le brouillard. Le terrain n’est pas bien difficile et nous repérons pas mal d’endroits où s’abriter en cas de mauvais temps. Nous ne sommes plus très loin de l’objectif. Maintenant que Squall nous a amené jusque là je n’ai plus qu’une chose à penser : le tir final.
Je n’ai donc qu’une envie : aller voir à quoi ça ressemble.

Il est environ 17 heures. J’ai besoin de voir en plein jour le spot où nous devrons tirer et j’ai besoin de savoir si le camp d’altitude de Big Horn Lake est déjà occupé. Nos ordres de mission sont succincts, mais nous savons qu’il faudra attendre la nuit pour réaliser nos tirs.
Je sais qu’il y a plusieurs accès vers Big Horn Lake : celui par la colmiane qui était surveillé, celui par le couloir que nous n’avons pas pu trouver à cause du brouillard et celui que nous avons emprunté.

Comment seront orientées les cibles ?

Si il y a plusieurs accès pour arriver, nous ne retenons qu’une seule option pour repartir. La descente par la Colmiane. Du coup, je voudrais pouvoir trouver un itinéraire pour que nous puissions repartir sans être vu… Bref, les questions se bousculent et j’ai besoin de voir…

Nous descendons donc vers Big Horn Lake…. Que nous finissons par apercevoir au détour d’un virage. De cet endroit nous dérangeons également un chamois qui se ballade sur le flanc opposé de la montagne. C’est plutôt bon signe, cela veux dire que le coin est calme… trop calme même…

En effet, de là où je suis-je peux voir un des lacs, mais pas les 3. Il faut que je m’avance d’avantage.
Je vois également l’endroit d’où arrive le chemin de la colmiane. Si il n’y a personne au niveau des lacs, c’est pas là qu’ils vont arriver. Si moi je peux voir ces accès, alors des personnes qui arriveraient pas là ne pourraient pas me rater… J’hésite donc à pousser ma reconnaissance plus avant, de peur d’être repéré par les personnes qui viendraient s’installer au camp.

Le coin est si calme qu’il s’avère rapidement certain que le camp est pour l’instant inoccupé. Squall épuisé par la marche (je le suis aussi, mais je ne le sais pas encore…) propose que l’on fasse une pause dodo/repas tout en restant bien à couvert.
Squall se trouve un coin, sors son duvet et s’endort profondément. De mon coté, je suis trop excité par le fait que nous ayons réussi à arriver jusqu’à notre objectif et je me met en planque pour surveiller l’arrivée des Red Necks.
J’en profite pour manger tant que je peux. C’est mon dernier repas car le lendemain à 7heures au plus tard nous aurons fini l’opé. Je lègue donc aux animaux mon reste de pates et je ne garde plus que des barres de céréales pour le reste de la mission.

Pendant que Squall dors, le temps se lève et je suis maintenant face à une superbe vue. Vu l’orientation nous passons rapidement à l’ombre mais les températures sont tout à fait supportables et le soleil éclaire les montagnes à l’orizon. De notre position nous voyons même la méditerranée au loin et plus près de nous quelques montagnes saupoudrées de neige. Mieux vaut être ici que là bas !

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Au réveil Squall se restaure à son tour.
Une fois bien reposés nous reprenons notre approche vers l’objectif. L’idée est de se trouver un coin depuis lequel nous pouvons être à couvert complet, qui est très proche de l’objectif et qui nous permet d’accéder sans trop de problèmes au chemin de repli.

Nous nous fixons donc à 150 m de l’objectif derrière de gros rochers.
Squall nous fait du café et l’attente commence !
L’attente se fait de plus en plus longue, je me pose des questions car il n’est pas normal que le camp ne soit pas encore occupé.
La nuit commence à tomber et nous voilà bien à l’abri de l’obscurité.
Je calcule que notre point d’extraction doit être atteint à 7h, comme il y a 4-5 heures de marche, il faudrait que le tir puisse être fait entre 23h et 2h du mat. Par conséquent, il faudrait que le camp soit monté au minimum à 22h30.
Je trouve bizarre que le camp ne soit pas installé alors que la nuit est déjà tombée.
Après pas mal d’hésitation j’envoie un message au Qg pour lui confirmer que nous sommes en position.

Quelques instants plus tard mon téléphone sonne, je comprend qu’il y a problème.

En effet, le QG me prévient que les conditions météo n’ont pas permis de suivre le programme prévu et que tous les binômes en jeu ont été rappelés pour modification du pas de tir ! (En clair le PGHM n’a pas autorisé à la poursuite du jeu en altitude vu les conditions météo) Malheureusement (ou heureusement) nous n’avons pu être joint.

Il est rassuré que tout aille bien pour nous.

Nous avons le choix entre abandonner, bivouaquer en altitude et rentrer tranquillement demain où bien être redéployé pour accéder au tir final.
Pour nous la question ne se pose pas, on n’est pas venu là pour faire du tourisme. Notre objectif c’est le pas de tir. Pour le reste on verra bien.

Nous confirmons au QG que nous souhaitons connaitre les coordonnées de l’objectif. Vu l’heure et la position de ce dernier le QG propose de nous récupérer sur une piste afin de nous rapprocher au plus près. Nous acceptons volontiers.
Nous avons 800 m à descendre pour rejoindre le véhicule. En temps normal c’est réglé en 1h30 – 2h00. Nous comprenons rapidement qu’il nous faudra plus de temps que cela.
Dès le départ le chemin est difficile à trouver. Il y a de nombreuses variantes et malgré les marques réfléchissantes sur les rochers nous ne trouvons pas les chemins les plus directs
De mon coté, je suis hyper motivé à l’idée d’aller vers la cible. Mon sac est vide ou presque (me reste 1L d’eau 1 duvet et quelques babioles, le reste est sur moi) de plus la descente c’est mon truc !

C’est en revanche plus dur pour Squall qui donne toute son énergie dans cette descente qui est interminable. L’orientation ne se fait pas facilement et nous devons même faire les dernières centaines de mètre de dénivelés dans une sente excessivement peu marquée en forêt.
Squall tient bon et en serrant les dents parvient à rallier le véhicule QG salvateur.
Nous prenons connaissance de la position de l’objectif. Il s’agit du camp depuis lequel nous sommes partis la veille ! Pas de problèmes pour nous… sauf que… le point d’extraction est situé au niveau du point d’insertion et que ça fait une sacrée trotte vu notre état de fatigue !

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Qu’à cela ne tienne. Nous sommes droppés à proximité du camp (enfin… pas tout près non plus). Les cibles seront éclairées jusqu’à 0500 et le timing pour l’extraction reste 0700.

Nous faisons un point topo et Squall qui a repris du poil de la bête prend la tête. Nous avons choisi une appoche qui permet d’opérer un large contournement du camp et qui nous amènera directement coté ouest (coté vers lequel sont tournées les cibles. Nous n’avons pas d’autres infos). Vu les environs du camp, tenter une approche directe et contourner nous semble trop compliqué et trop bruyant. Autant contourner d’abord puis arriver en direct.
Nous marchons quelques dizaines de minutes et après s’être engagé sur un chemin sur lequel les patrouilles semblent être moins probables je demande une pause à Squall. Ça remonte, j’ai chaud et je suis fatiqué.
Je souhaite donc m’arrêter pour enlever une ou deux couches chaudes.
Je m’assoit donc au bord du chemin et… me réveille une heure plus tard !

Damn… incroyable, on n’a même pas eu le temps de dire ouf, qu’on s’est endormi. Je pense que c’est le froid qui nous a réveillé !
Je demande l’heure à Squall : il nous reste 2 heures pour atteindre l’objectif.
C’est faisable mais il ne faut plus trainer.

Nous reprenons notre marche, squall toujours en tête. Je lutte contre la fatique (manque de sommeil) et l’épuisement physique. Heureusement Squall tient le rythme et ouvre la route. Nous sommes dans le bois noir et sa réputation est loin d’être une légende. L’obscurité est totale. Nous, qui avons l’habitude de progresser sans lampe, sommes obligés d’éclairer le sol avec une lampe rouge pour rester sur le chemin. Ce dernier est très peu marqué et il est très difficile de le suivre.
Plus nous approchons du camp et plus cela est difficile. Nous sommes parfois obligés de revenir sur nos pas pour retrouver le chemin. In fine, le chemin disparait complètement. Nous sommes maintenant très proches du camp. Il y a de l’activité et de nombreuses lampes balayent les arbres au dessus de nos têtes. L’approche sans bruit semble impossible et nous sommes presque découragés. Plus de chemine et peut être une centaine de mètres de forêt entre le camp et nous…

Le temps défile et nous n’avons pas d’autres choix que de continuer.
La proximité du camp et la présence des gardes fini de me réveiller. On entend que ça s’active de l’autre coté du camp. Peut être est-ce l’occasion d’avancer au plus près ?
Squall a fait un gros boulot en nous amenant jusqu’ici, c’est maintenant à mon tour de trouver ma cible.

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Etant largement en contre bas nous utilisons encore la lampe pour trouver un passage silencieux à travers la végétation. Les lampes au dessus de nos têtes se font de moins en moins nombreuses et nous pouvons reprendre la progression. Au prix de longues minutes d’effort j’arrive en vue de l’objectif. La première cible se dresse effectivement à quelques dizaines de mètres de moi. Je peux l’engager, et de là où nous sommes nous pourrons nous replier facilement.
Je place la cible dans la lunette et… damn,
Ce n’est pas notre cible.
Je suis contraint de m’approcher à nouveau.
Une deuxième cible se présente à moi. Cette fois c’est bon, c’est bien ma cible. Je sors la photo de ma poche pour vérifier l’identité. M… ce n’est toujours pas la bonne. Il y a une forte ressemblance mais non, ce n’est pas celle là.
Le camp semble calme il est maintenant 0455, il ne me reste que quelques minutes pour trouver et abattre ma cible.

Je continue donc en direction du camp et laisse 2 autres cibles qui ne sont pas les miennes. La dernière cible est maintenant devant moi. J’arrive par le coté. Je ne peux donc pas l’engager à distance et suis contraint de m’approcher au plus près. Je peux voir les gardes à quelques dizaines de mètres de là. Je les entends même distinctement.
Squall est sur mon arrière. Prêt à me couvrir.
Je rampe jusqu’à la cible que j’identifie formellement.

Il est presque l’heure et je n’ai plus le temps de me mettre à couvert pour engager ma cible.

Je décide de tirer de là où je suis (quelques mètres).

J’épaule et vise le cœur à cette distance les organes de visée ne sont pas précis. Je réarme et vise la tête.
Mes tirs ont immédiatement alerté les gardes qui déjà arrivent sur nous.

Squall ouvre instantanément le feu et un garde s’effondre. Je dépasse squall et me met en position pour couvrir sa propre retraite.
Malheureusement, les gardes étaient nombreux et je les entends dire qu’un PAX est au sol. Mon binôme est out.

Tout s’est passé très vite. La réaction a été immédiate et le peu de temps que nous avons eu pour réaliser le tir ne nous a pas laissé le temps de choisir des positions nous permettant de s’esquiver facilement.

Mon binôme étant HS, il ne me reste pas d’autres solutions que de le venger et de défendre chèrement ma peau.

Je suis en contre bas, et j’entends et vois arriver les RedNecks qui viennent me traquer.
Pistolet en main, je les attends et dès qu’une ombre dépasse du remblai je tire et penser toucher.
Les lumières s’éteignent, j’entend l’ennemi se déplacer, il me semble qu’ils sont encore à au moins trois contre un.
Je suis éclairé à nouveau et je reçois un projectile dans le cou.

Je m’effondre rejoindre Squall au paradis des out (genre là où il y a du café et où on n’a pas besoin de se taper le chemin retour à pied).

Fin de mission.




Au final, mes tirs auront touché 2 fois.
Une fois à droite du cœur à 2 cm à l’intérieur de la cible, une fois en plein cou.

Au total 3 heures de sommeil, 25km et 2000m D+/D- dont une bonne partie hors sentier...
ça fait du bien quand ça s'arrête!
J'irai presque même jusqu'à dire, je suis assez content de ne pas avoir eu à faire l'extraction^^

Je me fait sortir (et Squall aussi apparemment) par Djiti du G109. Bravo à son groupe pour avoir assuré la défense du camp jusqu’au bout !


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SRS 22" Silverback


Ah oui j'oubliais...
Comme chaque année, les delta corse invitent le binôme vainqueur du challenge à participer à leur opé Corsicastan.
Etant donné que nous avons été abattus nous n'avons pas gagné le challenge, cependant personne d'autre n'est arrivé à abattre sa cible.

Pour notre compréhension de l'itinéraire à choisir, sa réalisation, notre réaction lorsque nous avons appris tardivement que l'objectif avait changé de lieu, nous avons l'honneur d'avoir été invité à participer à l'opération Corsicastan 04.
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Nous remercions donc vivement la Delta Corse pour cette marque de confiance.

NB : étant donné qu'eux même ont raté la cible de seulement 1,5cm et qu'ils ont réussi leur extraction, ils auraient pu s'auto-inviter... Mais bon, je crois qu'ils préfèrent avoir des joueurs de métropole à martyriser^^
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Re: Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par Squall41269R » 24 Septembre 2017, 19:44

Je finalise le miens et je l'envoi. Je lirai le tiens après ;)
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Re: Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par benounn » 24 Septembre 2017, 19:46

T'inquiètes j'ai pas dit que tu avais eu peur du noir^^

Edit : Ajout quelques photos en vrac

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Re: Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par Squall41269R » 24 Septembre 2017, 21:06

Merci et moi j'ai pas écrit que tu manger des pâtes froides de couleurs verte :lol:
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Re: Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par mariufle » 25 Septembre 2017, 11:55

Bien bon ce petit RETEX. Dommage sue vous n'ayez pas pu tirer au point prévu, ça avait l'air classe.
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Re: Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par Wotan » 25 Septembre 2017, 17:50

Merci pour le retex très intéressant (et bien illustré)
c'est possible d'avoir des infos sur ton srs(fps, grammage, upgrade éventuelle, lunette utilisé)
Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque.
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Re: Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par benounn » 25 Septembre 2017, 20:20

Effectivement le spot pour le tir était assez fou!

Et ce qui avait été prévu par l'orga était très chouette également (camp complet avec musique, drapeaux tentes, etc.) ça aurait été chouette... mais pas facile!

Et l'extraction... j'en parle même pas!
Mais bon, avec une extraction simple on s'est fait avoir quand même^^



Pour ce qui est du SRS la config était :

SRS 22" OD
Culasse Pull (la push est plus silencieuse mais celle-ci est définitivement plus simple à réarmer)
Cylindre lightweight
Puissance 2J

Canon prometheus 6.03 - 650mm (type PSG1)
Joint hop up silverback vert
Hop up d'origine (j'ai essayé le fast, mais le réglage est moins précis)

Silencieux silverback
Édit : Lunette Sutter 3-10 x 40mm avec un diamètre de 30

Pour les billes, j'ai graillé avec de la 0,40g ASG (assez proche de ce que fait madbull)
Je suis pas encore bien fixé sur mon choix de grammage, j'uilise souvent de la madbull 0.36g grise, mais j'ai pas beaucoup de rex pour l'instant
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Re: Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par Wotan » 25 Septembre 2017, 20:49

belle config ;) c'est sur que la culasse push est complètement contre intuitive, et tu utilise quoi en grossissement/réticule
Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque.
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Re: Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par Squall41269R » 25 Septembre 2017, 21:58

PLUME BLANCHE 2017 – RETEX Squall binôme Alpha

Le Mil-Sim (ou Milsim) des temps modernes, qui veut dire « Military Simulation » ou « simulation militaire », est une forme d'entrainement employée par certains corps de police et militaires, destinée à certaines élites lors de préparatifs à de futures opérations.
Source Wikipédia

La Plume Blanche est un Challenge qui est organisé par BSOGAMES depuis maintenant 7 éditions sur la commune de Valdeblore dans les Alpes Maritimes. Les Joueurs sont recrutés en remplissant un dossier avec une lettre de motivation. L’inscription se fait en binôme : un tireur d’élite, qui devra effectuer un tir sur une cible en un temps et un lieu donné et un spotter qui garantira la sécurité du tireur pendant toute la mission. L’objectif est atteint si la cible est atteinte mortellement et que l’extraction est réussie. Les difficultés premières sont le terrain en moyenne et haute montagne, la gestion de 36h en autonomie complète et surtout la pression permanente des traqueurs qui patrouille sur toute la zone en 4x4, Quad, moto etc.


STRIKE FORCE

Les inscriptions ont ouvert en juin 2017 et même si j’ai toujours rêvé de participer à LPB (Recalé lors de la troisième éditions) cette année ne me semblait pas être la bonne pour moi car encore HS au niveau de la tendinite du genou externe TFL. Enfin bref avec quelque Phénix nous pensions rejoindre là team G103 de Djiti et ses potes pour faire Traqueur et donner un petit coup de main aux organisateurs. Mais Benounn, qui avait gagné en 2015 avec Seb; en avait décidé autrement et passe une annonce sur le forum: Recherche Spotter pour La Plume Blanche 2017. GO je fonce…

Le contexte scénaristique de LPB de cette année se situe aux USA où pour faire court: Les sudistes et militants red-neck partisans des républicains extrémistes ont choisi de se soulever contre les conspirateurs démocrates. L’OTAN décide donc d’envoyer ses meilleurs hommes afin d’éliminer les chefs rebelles. C’est pour faire vraiment court car les dossiers de topo, inscription et de scénario que Strike nous a créé sont vraiment truffés de détails et le tout mets vraiment dans l’ambiance.



TROIS MOIS POUR ETRE OPERATIONNEL

Pour la préparation du matos je fais toujours selon le même mode opératoire: Je fais mon sac avec l’équipement de base propre au milsim et j’affine quand les ordres de missions nous sont donnés et aussi en fonction de la météo.
Pendant cest 3 mois on ne se contacte presque pas avec Benounn, chacun sait ce qu’il a à faire. Pour la préparation physique Ben fera beaucoup de randos avec sac, trail, et vélo, perso je ne ferai que du vélo de route avec quelque sortie randonnée.
Les 15 derniers jours sont plus soutenus; le sac se rempli bien et le rôle Play commence dès que les ordres tombent :
Bennoun devient Benounez, et c’est tout son état civil qui change.
Je serai Squallick: numéro de matricule 882652; né dans le Tennessee et membre du groupe Arizona Border Recon. A partir de maintenant il nous faudra nous re-construire une vie sur ces informations. Le but est d’infiltrer un complexe rebelle en se faisant passer pour de nouvelles recrues donc Guillaume et Benoit n’existeront plus.


JOUR J

Vendredi 1 septembre le réveil sonne. La maisonnette dors profondément et je remercie mes beaux parents, présents toute la semaine pour s’occuper d’Elena qui devait faire son adaptation à la crèche donc leur présence m’a permis de préparer avec plus de soins la mission.
6H15 Le sac sur le dos est c’est parti… pour une journée de travail. 14H50 j’arrive enfin à partir du taf presque en courant car je dois récupérer Benounez sur Valence et l’arrivée sur zone pour la prise de contact est prévue pour 20H10, selon le GPS, ça tombe bien notre contact pour le recrutement est à 20H30…
Enfin avec mon binôme.
Nous enchaînons les 4H30 de route sans trop de mal en alternant les conducteurs. A l’arrière du berlingo j’ai retiré tous les sièges à l’exception d’un seul, pour nous permettre en alternance de peaufiner les équipements, de grailler les chargeurs et autre collage de batterie.
Malheureusement les feux de forêt près de Fréjus nous font perdre presque 1 heure mais le ballet aérien des bombardiers à eau est impressionnant. Benounn prévient Strike en jouant rôle play jusqu’au bout…il simule des bombardements et des contrôles routier avec barrage.
Nous arrivons enfin vers 21H30




NOM, MATRICULE…??? QU’EST-CE-QUE TU REGARDES???

Deux autres binômes ont également pris du retard à cause des feux. L’attente est plutôt détendue; on discute tranquillement avec les gars qui on l’air d’être des vétérans de la Plume Blanche. J’ai juste le temps de mettre mon gilet de combat et des phares nous éclairent.
Un 4X4 arrive, un gars avec une casquette de baseball et une chemise à carreau rouge sort avec en fond de la musique made in red neck…c’est Strike.
Plutôt détendu il fait l’appel, je suis super stressé à l’idée de me tromper dans mon numéro de matricule ou de faire une erreur d’incohérence sur mon ID.
• Squallick?. Demande t’il
• Présent!!! je réponds en avançant
• Tu viens d’où?
• Nashville Arizona!
• Tu es musicien?
• Non j’aurai bien voulu mais je suis photographe.
• Ok bienvenue tu peux monter mon gars!

OUF…je monte à l’arrière du véhicule (un defender) et ça me rappelle l’arrière d’un VAB militaire ou je retrouve mes camarades infiltrés qui eux aussi ont réussi le test. Bennoun partira avec la rotation d’après.
Pendant le trajet je reconnais à côté du chauffeur notre contact Franck Philips mais pour le moment je me fais tout petit. Le chauffeur nous bombarde de doctrine à la gloire des républicains et de la révolution en marche. Un des DELTA CORSE la joue rôle - Play à fond et donne la réplique aux fanatiques… Je me contente simplement de dire OUI de la tête et de kiffer la musique…L’ambiance est déjà là.
Allez tout le monde descend…
La voiture repart et maintenant nous avons à faire à des gardes qui ne sont pas tendres, ils nous font poser les sacs et nous mettent en rang… j’ai bizarrement un flash de mon bref passage au régiment… je souris discrètement en cachant une concentration de fer.
Les mains en évidence, nous attendons de passer ce check-point hostile.
Les gardes nous demandent nos cartes ID sans poser de questions qui pourraient mettre nos couvertures à mal. Mais les gardes ont pris un camarade en grippe, ils me laissent donc tranquille.
A quatre nous entamons avec notre matos mais sans armes chargées (dans le milsim le mot arme est toléré pour l’immersion mais il s’agit bien évidement de répliques d’armes) une longue marche de 50 minutes avec plusieurs check points gardés qui nous laissent passer sans problèmes. Je discute avec un membre de l’asso des FLAM’S qui viennent de Strasbourg. Un mec sympa qui me dépasse d’une tête et chargé avec 2 sacs énorme à laquelle il a accroché un casque lourd, équipement aux antipodes de Ben et moi qui chassons les grammes superflus.
Dans le noir avec pour seule lumière le rayonnement de la lune nous arrivons au camp des rebelles « Montana Coypus ».


RED NECK MOON

Le camp n’est pas bien grand, il est traversé par un chemin avec deux tentes de chaque côté, une pour les sacs et une autre dans lequel je ne suis pas rentré mais qui semblait être une salle de commandement. Des véhicules tout terrain garés de part et d’autres. Nous somme mélangés, recrues infiltrées et orgas- joueurs. Franchement pas facile de s’y retrouver. J’aperçois Franck Philips et je cherche son regard pour faire le contact et avoir les infos propre à notre mission. Benounn me rejoint mais garde ses distances avec moi et paye des clopes par ci par là. Je reste concentré sur notre contact, un café nous rapproche et nous trouvons un prétexte pour parler voiture et nous mettre à l’écart: Franck semble tendu et pour lui il est impossible de nous donner des infos sur notre prochain objectif, il nous demande de continuer à se mêler au groupe pour essayer de glaner quelques infos intéressantes…
Benounn continue de se fondre dans le groupe. Je reconnais Djiti et Stunt, deux potes mais qui sont pour l’occasion de parfait partisans du leader des rebelles Bob Marshal, d’ailleurs en cherchant bien il n’y a aucune trace de lui sur zone et nous devons faire avec son frère, l’exubérant Mr Martins: un gaillard, râleur qui à la gâchette facile et que l’alcool rend imprévisible. Nous ne tardons pas à en faire les frais… Alors que nous étions en pleine discussion matos la clope au bec, nous sommes interrompus par une doublette de PA (pistolet arme de poing). Un homme tombe au sol. Mr Martins qui est l’auteur du meurtre empoigne ce qui semble être le binôme de l’homme abattu froidement, en l’insultant de tous les noms: sale traitre, putain d’espion… L’autre se défend comme il peut est clame son innocence… TROIS BALLES dans le sternum et le traitre tombe sur le sol.
Franchement à ce moment-là avec Benounn on se regarde et nous n’avons qu’une hâte…se barrer d’ici car trop peur de se faire démasquer… La beuverie et les ricanements reprennent, avec d’autres on se sert un gobelet de vin mais on ne la ramène pas large. Surtout que 5 minutes plus tard un autre binôme est soupçonné, les gardes les isolent et au bout de quelques secondes on ne distingue que leur silhouette qui s’enfonce dans la nuit noire. Le fait de ne pas savoir ce qui va leur arriver est assez déconcertant.
Il faut vite quand se barre. Notre contact m’indique que dans 30 min il va couper le générateur, il me donne une enveloppe, je la cache rapidement. Enfin une occasion de filer à l’anglaise…


METTRE DE LA DISTANCE

A peine le temps de prévenir Benounn et les lumières s’éteigne. On file dans la tente ou sont entreposés nos sacs de 16kg chacun et c’est parti pour une descente au enfer;
Chacun d’entre nous récupère comme il peut sont binôme, mais bizarrement nous voyons des lampes rouges qui file dans la pente. Benounn et moi ne fonctionnons exclusivement sans lampe, une habitude presque naturelle chez les Komando phénix. Mais j’avoue que se prendre une gamelle tous les 3 mètres avec 20 kg de matos et bien ça pique un peu…Au bout de plusieurs minutes nous rejoignons un chemin parallèle à la route d’accès du camp, le chemin ne semble pas praticable pour un véhicule, on trace pour se mettre à l’abri le plus loin possible.
Pendant que l’on retire nos tenues red neck pour enfiler la tenue VZ95 des KPHX qui nous est chère, nous sommes rejoints par un autre binôme qui s’équipe à quelques mètres de nous. Nous ouvrons notre enveloppe qui nous indique une cache avec notre ordre de mission. Un petit point topo et on se souhaite mutuellement bonne chance avec l’autre binôme. A partir de maintenant les choses sérieuses commencent et je décide de passer devant laissant Benounn faire la topo.
Le principe est simple: on taille dans la pente, de nuit sans lumière et au bout du deuxième chemin que l’on traverse, on tire rapidement sur la gauche et nous serons arrivés. Sauf que la pente est raide et il faut tellement noir que je ne vois RIEN. Les nombreux obstacles nous fatiguent et rendent l’approche bruyante… à un moment avec le poids du sac je tombe en avant et avec la fatigue je n’arrive même pas à me retenir avec mes bras, ma tête le fera !
Après plusieurs relais nous arrivons enfin sur le chemin, on attend quelques minutes sans un bruit pour être sûr qu’il n’y ait personne sur le chemin et GO c’est parti ! Nous longeons le chemin à pas rapide quelques minutes pour enfin tomber sur un autre binôme et surtout notre cache qui est signalée par un cyalume rouge. On est chaud parce qu’on à l’impression de faire tout vite et avec un maximum de sécurité dans nos déplacements. Parce que pour être réaliste, si nous sommes découverts nous avons peu de chance de nous en sortir.


TARGET IS SO FAR AWAY

Une fois nos ordres de missions récupérés, on se cale sur un chemin en hauteur à peine visible et surtout non praticable pour les pickups. Mais avec une haute visibilité.
Notre cible est un des leaders des rebelles « Montana's Coypus «.
Les seules infos que nous avons sont: Une photo de notre cible et une carte à peine exploitable. Mais Benounn a acheté une carte IGN papier et y a reporté les éléments de la mission ce qui nous permet de calquer les points stratégiques et de facilement trouver la zone dans lequel la cible devrait se trouver.

La zone est loin de notre position, située sur un plateau à environs 2500m d’altitude, nous sommes à 1500m. Deux itinéraires s’offrent à nous: l’un est plus direct et contourne le petit village de saint Dalmas plus facilement par l’est pour remonter plein nord sur le plateau; le lieu de notre cible. Mais d’après les renseignements de notre contact l’endroit est truffé de pièges, de mine et surveillé de près par les rebelles. L’autre nous fait faire le tour du village st Dalmas pour nous faire remonter directement face nord et nous faire arriver sur le parking d’un col qui est sûrement surveillé le jour. Plus pentu mais plus sûr, nous choisissons la deuxième option. On avale une barre de céréales chocapic aux pépites de chocolat et c’est reparti direction le village de St Dalmas par le sud.
Pas de difficultés notable sur le trajet jusqu’au village. Dans le noir total sur des chemins de merde qui nous fond des croches pieds, nous arrivons à être malgré tout discret MAIS nous entendons une willis (4x4 de l’armée américaine de la deuxième guerre mondiale) rouler à vive allure et faire des demi tours en trombe, puis plus rien. Nous avons su à la fin lors du débriefing qu’un binôme c’est fait cueillir sur le chemin que nous avions emprunté quelques petites heures avant… le binôme se serai jeté dans le talus en contrebas pour finalement se faire rattraper et poutrer. Ouais ; les règles sont dure : retour à la maison.
A l’approche du village, la lumière qu’il dégage est multipliée au vue des heures que l’on vient de passer dans le noir total. Malgré que nous essayons de ne pas trop regarder, pour ne pas déshabituer nos yeux à la nuit et les « griller » . Notre attention est focalisée sur les vas et viens des pickups et jeeps ; les forces armée sont dans le village. Un camp c’est même établi sous une énorme tente blanche, sorte de chapiteau.
Le contournement nous prend plus ou moins 2 heures et les quelques zones que nous passons hors de l’ombre car oui même dans la nuit il y a de l’ombre, nous font mettre quand même à découvert donc à chaque fois on accélère le pas pour se remettre dans le noir. Certains franchissements sont hachés par des talus gavés d’arbres qui servent de véritable barrière naturelle, une sera même traversé par un barbelé qui lui-même est traversé par une sorte de ruisseau caché par des hautes herbes. Le contournement presque fini c’est à ce moment-là que j’ai peur de tomber nez à nez sur une patrouille stationnée ou un civil qui aurai l’attention de promener son chien à 4h du matin.
Mais après avoir longé un camping lugubre, nous entendons des pas venir dans notre direction, vite pas le temps de bouger on se colle le long d’un murer sans bouger, je mets mon sélecteur de tir sur coup par coup pour découper les types au moindre mouvement brusque et surtout protéger Benounn car je suis sensé être la force de frappe du binôme (Ben est équipé d’un PA et de son fusil long distance). Les deux individus s’avèrent être le groupe DELTA CORSE qui a presque failli nous marcher dessus, d’ailleurs l’homme de tête à sursauté à 15cm de Ben. On se donne quelques conseil mutuels sur la topo des lieux et chacun repart à son activité. Je repars en tête de la marche et Ben fait la topo. Finalement nous arrivons à rallier le chemin qui tire plein nord vers le col en prenant quelques risques sur la fin mais qui nous ont permis d’économiser encore de longues minutes. Benounn à bien géré la topo mais en a perdu un de ses gants.
Nous avançons à peu près à la bonne vitesse et notre stratégie du début qui et de forcer le pas jusqu’à dépasser le parking d’altitude avant le lever du soleil semble fonctionner.
Notre seul phase de repos a été de 10 minutes pas plus pour ne pas attraper froid car nous avons le dos trempé par l’effort. 10 minutes le temps d’avaler une barre de céréales et nous sommes enfin prêts et bien lucide avant de franchir un obstacle difficile qui nous donnera accès au chemin direction le parking.
En gros dès le début: on réduit la distance qui nous sépare de la cible pendant la nuit car la journée la marche et beaucoup plus difficile. La journée les traqueurs auront tous leurs hommes sur le terrain, ils pourrons utiliser leurs jumelles et donc s’organiser si nous somme découverts.





LES YEUX DANS LES CHAUSSURES

Il est 6h00. Les premiers signes de fatigue commencent à se sentir et la pente bien raide ne facilite pas les choses. Au moment de taper dans la pente on se donne comme nouvelle objectif de marcher jusqu’au lever du jour et comme but ultime le passage du parking. A nos montres le soleil se lève dans une heure nous n’avons donc pas de temps à perdre. Je donne le pas, et dès les première minutes je remarque que Ben n’est pas aussi rapide, ce n’est pas le moment de faire le malin; nous ne sommes pas sur nos vélos de course mdr et je sais Ben bien meilleur montagnard que moi je me cale donc sur son pas. Après plusieurs haltes topo qui nous servent plus à chercher du réconfort que autres choses nous décidons à bout de force de se reposer dans les kékés à quelques centaines de mètres au-dessus de nos têtes du fameux parking. Le soleil se lève et nous on se couche sur le sol comme 2 clochards. Je coupe le GPS de la montre 7h00 avec 6h00 pile de marche au compteur.
Le soleil nous réveille, il est 9h00.


ROLLING STONE

Les deux heures de sommeil nous on fait du bien et c’est de bon pieds que nous prenons notre petit déjeuner. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages.
Benounn en profite pour monter son fusil qui étais pendant la progression de nuit dans son sac en pièces détachées.
Le bruit d’un moteur connu et inquiétant pour nous ne tarde pas à nous forcer à bouger et c’est à ce moment que Ben aperçois un cueilleur de champignon. Vite on se met à couvert quelque minute le temps de laisser s'éloigner l'homme et GO avec les sacs encore bien chargés fixés sur nos épaules. Nous commençons l’ascension en prenant soin de tirer un maximum sur l’est pour éviter d’être en visuel du parking. Nous avons bien fait car le parking est déjà occupé par des hostiles avec qui nous n’avons sûrement pas envie de se retrouver nez à nez !

Notre progression jusqu’au sommet se fera donc exclusivement dans un goulet et autre pierriers. Ce choix s’avérera très difficile physiquement mais nous permettra d’être à couvert et hors de portée de nos ennemis qui surveillent le parking.
Je passe le premier et Ben fermeras la marche. Nos haltes se font au rythme des patrouilles ennemies que nous entendons et voyons en contrebas. Le parking est sous surveillance puissance 12.
A l’approche du sommet Ben prend les devants et nous ouvre le chemin car il excelle en montagne et la zone nous oblige à mettre les armes dans le dos pour pouvoir utiliser nos mains pour grimper.
MERDE encore un Faux sommet et le brouillard et la pluie semblent tous proche, d’ailleurs le ciel gronde. Epuisés nous prenons notre repas du midi à 12H10 à l’abri, sous un rocher. Ben c’est préparé des Pasta avec un pesto qui dans son sac ziplock me dégoûte mdr, perso je tourne au pain de mie complet et tranche de grison plié en deux hyper compressé, à cause des galipettes de cette nuit…BOF c’est pas bon mais à ce moment précis ça me convient bien.
Partis ce matin à 10h Nous arrivons enfin au point culminant vers 13H30.


LE DEBUT DE LA FIN

Le sommet est en réalité un faux sommet pour nous car le plateau en contrebas abritera plus tard, dans la nuit, notre cible.
A ce moment précis nous sommes sereins car il doit être aux alentours de 14H00 et la zone à 2500m d’altitude de moyenne nous offre le luxe d’avoir très peu de chance de croiser des patrouilles. Je trouve bizarre d’ailleurs de n’avoir croisé, ni aperçu de binômes depuis notre ascension, mais après tout je me dis que leur cible est simplement dans une autre zone. Alors qu’en réalité nous avons les mêmes zones de tirs mais pas les mêmes cibles. Les autres binômes ont simplement pris l’autre itinéraire (le plus surveillé)
D’ailleurs: Dans notre zone de tir nous devons effectuer le tir à une distance de environs 70m en airsoft milsim c’est une distance qui est réservée aux « Sniper » (d’ailleurs on ne dit pas sniper, sauf dans le film; on dit tireur ou TE pour Tireur d’Elite)
Le brouillard s’épaissit et la température chute.
Pour accéder à notre pas de tir nous avons deux options:
La première est plus rapide car il nous suffit de descendre directement dans la pente; pas de chemin et donc encore moins de chances de trouver des patrouilleurs, mais le brouillard rend la visibilité faible donc les risques de chutes sont plus élevés.
La deuxième plus longue en distance et nous fera emprunter le chemin pour nous faire arriver au point culminant 2670M, une antenne relai radio pour les secouristes. Cette option sera plus exposée mais plus sûre à la vue de la météo. Le ciel gronde toujours.
A ce moment je choisis la solution la plus facile physiquement et je suis tellement fatigué que je ne veux même pas entendre parler de l’option la plus longue. Ben insiste pour l’option « sécurité » et pour la première fois de ma vie je développe une espèce de mauvaise foi qui contredit mon coéquipier mais je sais au fond de moi que Ben a raison. Nous prenons donc l’option la plus longue et nous partons direction « le relai radio ». J’ai le moral à zéro.

LE PLATEAU SOUS LA BRUME

Une fois arrivés sur le plateau et surtout au même niveau d’altitude que notre zone de tirs, le brouillard joue à cache cache avec nous et les quelques chutes de grêle que nous essuyons, nous forcent à mettre nos couches chaude et nos Ghillies sur nous pour ainsi avoir des sacs beaucoup moins lourd car presque vide.
ENFIN ARRIVES SUR ZONE de tir, la brume s’en est allée. On balance les sacs.
Ben très impatient part faire du repérage, je reste sur la partie haute afin d’intervenir au cas où et puis de tout façons je suis cuit. Le repérage étant fait je propose à Ben de nous trouver un endroit pour dormir 1h ou 2h (Il est 17h environ) pour reprendre des forces à l’abri. Et seulement après de commencer à faire notre stratégie d’embuscade et de repli ainsi que d’imaginer tous les scénarios possibles afin de pouvoir éliminer la cible.
Je sens que Benounn commence à ne penser qu’a son tir et la pression monte naturellement, il faut dire que c’est lui la clé et que si il rate la cible et bien on ne ramènera pas le trophée chez les K.Phénix. Personnellement à ce moment là de l’aventure il faut que je me repose, je suis de tout façon bien inutile dans mon état de fatigue. Je me glisse dans mon sac de couchage vers 18H, Ben s’est allongé sur le flanc d’un talus sans son sac de couchage, il pleut quelque gouttes, rien à foutre j’attendrai que ça me réveille.
1H30 plus tard le silence me réveille; oui à 2500 m d'altitude il n’y a pas beaucoup d’activité donc le silence est assez flippant. Un ciel bleu au-dessus de nos têtes mais je n’aperçois pas Ben, il apparait quelque minutes plus tard de derrière son talus mais il me fait flipper car je ne sais pas si il a dormi ou pas. Je n’ose pas lui demander. On remet les sacs sur le dos pour enfin trouver le spot ultime pour tuer notre cible.
Notre nid d’embuscade: Petit promontoire avec vue à 360:
Sur
1 la zone de tir
2 le chemin d’accès principal par lequel les ennemis devraient arriver. ET 3 notre zone de repli.
Une fois le plan et nos rôles bien définis on en profite pour manger et boire du chaud, je fais donc un KF pour Ben et des noodle pour moi.
Il fait nuit Ben s’inquiète de ne voir arriver personne, je le rassure et ne m’inquiète pas car le créneau horaire doit être dans le milieu de la nuit…enfin je crois.
Détendu je me glisse dans mon sac de couchage car la température chute encore…je sombre 45 minutes.


1000METRE DE D-

La voix de mon coéquipier me réveille…mais avec qui parle t’il? Bouillonnant d’impatience, Ben a contacté Strike car la nuit était bien tombée mais toujours pas de milice armée, et encore de camp de base d’ailleurs. A l’autre bout du fil, Strike est rassuré d’avoir de nos nouvelles, l’orage qui nous à tourné autour toute l’après midi, les a frappé de plein fouet en contrebas et pour ne pas prendre de risque sur le plateau, les guides secouriste de haute montagne à déconseillé fortement d’y monter. Résultat tous les Binômes sont retournés à proximité du village sauf nous car injoignable.
Résultat: On doit retourner vers un point d’extraction à 1500m de D négatif où Strike nous attendra pour nous redéployer.
Ben me fait le topo de la situation. Fuck nous étions bien calés pour réexpédier notre cible et ses sbires chez leurs femmes. Physiquement j’ai un peu récupéré mais moralement j’en ai pris un sacré coup. Allez on se concentre et on en fini avec cette putain de mission. Le jeu mit entre parenthèse pour la descente on fixe les frontale sur nos têtes la répliques et le gilet de combat sur les sacs et c’est parti pour 1000m de descente…un enfer vertical.


DU RIRES AUX LARMES

Pour faire clair net et précis aux bout de 15minutes de descente j’avais les jambes fusillées avec les quadriceps en feu…j’ai regretté d’avoir compté que sur le vélo (utile en monter car ce sont les ischio qui travaillent) pour mon entrainement. Mais ce qui me détruit aussi moralement c’est de voir Ben descendre comme un chamois et de m’attendre tous les 50m.
Dégouté et je prends mon temps.
Benounn: « Tu marches comme ça parce que tu as mal ou c’est une technique? ».
Nous sommes encore loin de notre point de rdv et Strike nous informe qu’il est déjà sur zone. Je fais ce que je peux pour accélérer le pas mais ça ne suffit pas. Ben me propose de porter mon sac car nous n’avançons vraiment pas vite.
Normalement c’est moi qui propose aux autres et avec vraiment de la sympathie de porter tel ou tel chose mais là les rôles sont inversés et ma fierté en prend encore un coup.
Je lui réponds « Tu me connais mal, personne porte mon sac » après coup je m’en suis voulu de lui avoir parlé sèchement.
Mais voilà qu’il réitère sa proposition. De colère je me mets à courir (à ce moment de l’aventure nous devions avoir une quinzaine de kgs sur le dos) mais bizarrement ça me détend les jambes et la fatigue laisse place à de la hargne.
Mes ardeurs calmées nous arrivons vers le chemin de jonction qui n’existe pas…Merde c’est moi qui ait proposé de passer par là en affirmant que ça passerai!!!! Arf j’ai presque failli pleurer!
Ben nous sort encore une fois de là.
Une voiture stationnée tous phares allumés, deux pax sortent de la voiture, Strike et son collègue Wasabi.
Avec Ben on se faufile dans le tout terrain…J’EN AI PLEIN LE CUL!


LAST BLOOD

Le corp et l’esprit humain sont pleins de surprises… Dans le defender, Strike nous fait un léger point sur la situation, sans trop nous en dire pour ne pas gâcher le rôle play et notre infiltration. J’en profite pour manger mes dernières barres de céréales.
Nous prenons les derniers éléments concernant la nouvelle zone de tir:
Pour le combat final il faudra approcher un camp ennemi dans lequel sera située notre cible. Nous sommes droppés, avec nos sacs et matos proche d’un pont en pierre, la température est bien fraiche et je tremble, a ce moment là je me souviens toujours de mon frère qui me dit: « laisse toi trembler c’est comme ça que ton corps se réchauffe »; On s’équipe rapidement, un petit point topo pour notre dernière ligne droite…qui sera tout sauf droite.
Il est environs 2H15 du matin, dans la nuit noire (encore) Ben a remarqué sur la carte un chemin qui, si nous avons de la chance nous fera arrivé sur un des cotés du camp ennemi où naturellement les patrouilles serons moins présentes. Ce chemin sera plus long et j’ouvre la marche à tâtons pendant que Ben fait la topo.
J’encaisse bien les montées alors que Ben les subis un peu plus retour naturel des choses je ralentis la progression. Au bout d’un moment avant que le chemin ne monte de trop Ben décide d’enlever quelques couches, On s’assoie sur le coté d’un chemin…pour se réveiller 45 minutes plus tard par le froid, tellement épuisé on s’est endormi comme des animaux sans même avoir enlevé nos sacs à dos. Je n’arrive même pas à réveiller Benounn qui finalement sortira de son « coma » quelques minutes plus tard. De nouveau en route il est maintenant 3H30.
Le créneau pour abattre notre cible se situe entre 3H et 5H du matin. À vol d’oiseau nous sommes à environ 400m de l’objectif, et 400m ça me parle c’est un tour de piste d’athlétisme. Seulement le chemin n’a rien d’un chemin, c’est une sorte de sapinière en cours de déboisement qui aurait subit une tempête. On galère à se frayer un chemin, à bout de force on s’arrête toutes les 10 minutes pour faire un point topo: à gauche à droite, on monte c’est bon signe, merde ça redescend pour arriver sur RIEN.
Vue la situation personne ne nous détectera et dans la sapinière de l’enfer tout feus éteints on ne distingue même pas nos mains donc seul ma frontale en mode «lumière rouge» que je tiens au niveau de mes genoux nous sert à difficilement voir les obstacles.
Le temps presse il est 4H40 quand avec Ben nous sommes dans un cul de sac et je répète comme un vieux cd rayé qu’il faut que l’on monte car perdu. Le camp doit être là.

Délivrance nous voyons des lampes s’allumer; le camp est loin d’être endormi et les sentinelles semblent chercher quelque chose ou plutôt quelqu’un. Le jeu du chat et la souris commence; à chaque fois qu’une sentinelle discute où fait du bruit, nous avançons.
Leur bruit couvre le nôtre. Je regarde ma montre quand nous arrivons finalement sur un chemin 4H50. A ce moment la fatigue a disparu!
Notre cible est introuvable et Ben à beau regarder la photo plusieurs fois, il ne la trouve pas dans la lunette de son fusil.
Allez! Le tout pour le tout, Ben marche à quatre pattes devant moi qui a bien du mal à le suivre avec mes genoux de vieux. Je l’observe comme un spectateur qui suit un match de foot lorsqu’il y a un penalty.
Benounn fait un premier tir, je me mets debout en avançant en pas du rat pour le couvrir et anticiper le deuxième coup de feu.
CONTACT hurlent les sentinelles, après le deuxième coup. Je couvre Ben qui se replie, en revenant sur moi. Je vide mon chargeur d’une trentaine de billes sur les 4 poursuivants 2: Pax au sol. Pas le temps de me mettre à couvert et remettre un chargeur plein, je suis touché. Mais mon frère d’arme est sauvé…enfin c’est ce que je pensais car Ben ne s’est pas enfuis et je le reconnais bien là et il ne compte pas en rester là. Encore combatif dans le talus de merde qui l’a fait tomber, il fait parler son PA (Arme de poing) mais l’ennemi le fait taire à 4H55.

BENNOUN ET SQUALL DES KOMANDO PHENIX FINEX.

RESULTAT:

CIBLE ABATTUE AVEC DEUX IMPACTS MORTELS. Mais pour gagner il faut réussir à s’extraire sur le point d’extraction donné.

Nous finissons donc 1er au classement mais les autres Binômes et spécialement les DELTA CORSE n’ont pas démérités car ils ratent leur cible de 1,5cm mais réussissent à s’extraire.

Personnellement je voulais remercier sincèrement Benounn qui m’aura soutenu à plusieurs reprises car sans lui je n’aurai pas fini l’aventure.
Je remercie aussi les organisateurs qui ont fait un travail de TRES grande qualité et porte le MILSIM a un niveau jamais égalé en France à mon sens. Je ne parlerai plus d’airsoft mais de MILSIM. Merci aussi au TRAQUEUR qui ont bien joué leurs rôles et se sont bien caillés les miches à faire de la garde.



La Plume Blanche en quelques chiffre et anecdote:

38 : le nombre de KM parcouru avec Benounn
2000 : le D+ effectué
20 : le poids en kg de notre équipement en moyenne (fluctue avec l’eau)
6 : le nombre de Litre d’eau bu
10+1 : le nombre de Binômes
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benounn

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Dernière édition par Squall41269R le 28 Septembre 2017, 19:24, édité 1 fois.
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Re: Challenge Plume Blanche 2017 - Back In Black

Message par djiti » 28 Septembre 2017, 14:56

j'ai mal rien qu'à vous lire

le premier soir au camp, j'étais dans le roleplay, je vous ai un peu envoyé chier, j'espère sans rancunes ;)
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djiti
 
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